von Stefan Ripplinger
Kurz vor Mitternacht liefen wir nochmal an die Rollbahn. Ein paar unentwegte Fotografen, ein paar Betrunkene, ein paar Urberliner, nichts weiter. Irgendjemand hatte sein Radio auf die Meldungen des Tower eingestellt. Außer einem Sportflieger war kein Flugzeug mehr zu sehen, und bald wurde es uns zu kalt. Ich habe es geliebt, wenn die großen Maschinen direkt über dem Haus herunterwuchteten, ein gewaltiger Lärm, die Bäume bogen sich im Zugwind, der ganze Himmel verdunkelte. Schöner noch in regnerischer Nacht, ein mächtiges Glitzern mitten in der Schwärze. Und natürlich war man immer, wie in dem Schlager von Gilbert Bécaud, der Junge aus der Vorstadt, der aus der Enge des Wohnblocks 21 keinen anderen Ausweg kennt als die Besuche des Flughafens Orly, wo die „Nachtvögel“ abheben. Eines Tages wird er hoffentlich selbst in einem Flugzeug sitzen und den Wohnblock winzig wie einen Punkt verschwinden sehen.
À l’escalier six, bloc vingt-et-un
J’habite un très chouette appartement
Que mon père, si tout marche bien
Aura payé en moins de vingt ans
On a le confort au maximum
Un ascenseur et une salle de bain
On a la télé, le téléphone
Et la vue sur Paris, au lointain
Le dimanche, ma mère fait du rangement
Pendant que mon père à la télé
Regarde les sports religieusement
Et moi j’en profite pour m’en aller
Je m’en vais le dimanche à Orly
Sur l’aéroport on voit s’envoler
Des avions pour tous les pays
Tout l’après-midi… y’a de quoi rêver
Je me sens des fourmis dans les idées
Quand je rentre chez moi la nuit tombée
À sept heures moins cinq, tous les matins
Nicole et moi, on prend le métro
Comme on dort encore, on ne se dit rien
Et chacun s’en va vers ses travaux
Quand le soir je retrouve mon lit
J’entends les Boeings chanter là-haut
Je les aime, mes oiseaux de nuit
Et j’irai les retrouver bientôt
Oui j’irai dimanche à Orly
Sur l’aéroport on voit s’envoler
Des avions pour tous les pays
Pour toute une vie… y’a de quoi rêver
Un jour de là-haut le bloc vingt-et-un
Ne sera plus qu’un tout, tout petit point.
(Musik: G.B. / Text: Pierre Delanoë; 1963)
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